Baignade · Callas · 18 min

Les gorges de Pennafort

Les gorges de Pennafort sont un court canyon de roche rouge creusé par le Rioufreid, à Callas, sur la route D25 entre Le Muy et Draguignan. On les parcourt en une heure au fil de l'eau, de vasque en vasque jusqu'à une cascade, et l'on s'y baigne de mai à septembre. Le débit est à son plus fort au printemps, l'eau à sa plus chaude en été.

Les gorges de Pennafort

Un canyon de poche

Il faut d'abord dire ce qu'elles ne sont pas : les gorges de Pennafort ne sont pas le Verdon. Quatre cents mètres de long, une quarantaine de mètres de profondeur, et un ruisseau que l'on enjambe. C'est précisément ce qui en fait l'intérêt. On y descend depuis la route en deux minutes, et l'on se retrouve entre deux parois de rhyolite rouge, la même roche que l'Estérel, sous des pins qui filtrent la lumière. Le contraste avec la plaine viticole du Muy, que l'on vient de traverser, est immédiat.

Le vallon porte un nom médiéval. Pennafort était une communauté à part entière avant d'être rattachée à Callas, et la chapelle qui domine les gorges a été bâtie en 1855 sur les restes d'une tour du XIe siècle.

Quand y aller

On lit un peu partout que les gorges sont à sec l'été. Ce n'est pas ce que l'on constate sur place : le Rioufreid baisse en juillet et en août, la cascade se fait plus discrète, mais les grandes vasques gardent leur eau, fraîche et claire, et c'est justement la saison où l'on vient s'y tremper. Le canyon est encaissé et ombragé une bonne partie de la journée, ce qui en fait un refuge les après-midi de canicule.

Le printemps offre l'autre visage du site : après les pluies, le ruisseau court franchement et la cascade prend du volume. Fin mars à juin, c'est la saison des photos ; juillet à septembre, celle de la baignade. Seuls les jours de forte crue, rares, rendent le fond des gorges impraticable.

Préférez la semaine. Le samedi, dès la fin du printemps, le parking se remplit avant dix heures.

La baignade

Les vasques sont l'attrait du lieu. Les premières, larges et peu profondes, arrivent quelques minutes après le pont ; les plus belles se méritent un peu plus loin, entre les blocs, avec de quoi nager quelques brasses et des rochers plats pour se sécher. Le site n'est pas surveillé et un arrêté municipal ancien en déconseille officiellement la baignade : on s'y baigne comme on l'a toujours fait, en connaissance de cause, en gardant un œil sur les enfants et en évitant les jours qui suivent un gros orage, quand le courant force.

Pour une baignade surveillée avec du sable, le lac de Saint-Cassien est à vingt minutes. Pour des vasques plus sauvages et une vraie randonnée, les gorges du Blavet.

Le parcours

Depuis le parking, un sentier descend au niveau du pont. On part à gauche et l'on suit le lit du ruisseau. Il n'y a pas de chemin aménagé : on passe d'une rive à l'autre sur les rochers, on met parfois les pieds dans l'eau, on se hisse sur un bloc. Rien de difficile pour qui a l'habitude, mais des chaussures qui acceptent d'être mouillées sont indispensables, et les enfants en dessous de cinq ou six ans peineront sur la seconde moitié.

Les premières grandes vasques arrivent vite. La cascade, au bout, marque la fin naturelle de la balade. Comptez trois quarts d'heure aller-retour en flânant, moins si l'on file.

Prendre de la hauteur

Deux compléments transforment la balade en demi-journée.

Depuis le parking, un second sentier grimpe vers la chapelle Notre-Dame de Pennafort, posée sur son éperon à la jonction de deux vallons. L'édifice du XIXe siècle, de style néo-grec, a été refait à l'italienne et se visite de l'extérieur. On y monte pour la vue autant que pour la chapelle.

Un peu plus haut sur la D25 en direction de Callas, un belvédère aménagé au bord de la route surplombe les gorges. C'est le point de vue des cartes postales, et le seul endroit d'où l'on mesure vraiment leur profondeur.

Déjeuner en face

Juste avant le parking, l'Hostellerie Les Gorges de Pennafort fait face au canyon depuis 1995. Table gastronomique longtemps étoilée sous Philippe Da Silva, elle a poursuivi après sa disparition en 2021, avec une terrasse ombragée qui regarde les rochers. C'est une adresse de fête, pas un déjeuner sur le pouce : menu du marché en semaine, réservation indispensable, fermeture hebdomadaire à vérifier.

Pour quelque chose de plus simple, le village de Callas, à dix minutes, a ses cafés sur la place.

En pratique

D25, entre Le Muy et Callas, Var. Parking gratuit à gauche de la route, juste après l'hostellerie
Accès
18 min depuis Puget-sur-Argens par Le Muy · 25 min depuis Fréjus · 15 min depuis Draguignan
Durée
45 min pour les gorges · 2 h avec la chapelle et le belvédère
Difficulté
Facile à moyenne, pas de sentier aménagé, rochers glissants
Enfants
À partir de 6 ans pour la totalité · les premières vasques dès 4 ans
Chiens
Autorisés
Baignade
Oui, dans les vasques, non surveillée
Meilleure période
Mai à septembre pour se baigner · avril-mai pour la cascade en eau
Fermeture
Le massif peut être fermé en été les jours de risque incendie très sévère, vérifiez la carte de la préfecture du Var la veille

Questions fréquentes

Oui, dans les vasques du ruisseau, sans surveillance. L'eau est fraîche même en plein été. Pour une plage surveillée, le lac de Saint-Cassien est à vingt minutes.

Ce guide fait partie du carnet d'adresses d'un domaine privé de Puget-sur-Argens, à 18 minutes d'ici, qui se loue pour des mariages et des séjours en famille. Il ne se visite pas.

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